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Innovation: le MINCOM lance les « Y’ELLO PRESS AWARDS »

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Le Ministre de la Communication, René Emmanuel SADI, a procédé le 30 avril 2026, au cours d’une cérémonie faste et solennelle tenue à l’Auditorium du MINCOM, à l’ouverture officielle de la toute première édition des « Y’ELLO PRESS AWARDS ».

Ce lancement marque une nouvelle étape dans la modernisation et le renforcement du paysage médiatique camerounais. Cette initiative, portée conjointement par le Ministère de la Communication, MTN Cameroon et la Fédération des Éditeurs de Presse du Cameroun, vise principalement à accompagner la transition numérique de la presse écrite, tout en promouvant l’excellence du journalisme au Cameroun.

Autour du Ministre se trouvaient notamment le représentant du Ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun, le Directeur général de la CRTV, celui de MTN Cameroon, ainsi que des représentants de la Fédération des Éditeurs de Presse du Cameroun.

 

Ce projet qui est la deuxième d’un partenariat signé entre MTN Cameroon et la Fédipresse, intervient dans le prolongement de l’initiative Yello Kiosk, plateforme de distribution numérique de journaux, et traduit la volonté des pouvoirs publics et de leurs partenaires d’adapter la presse aux exigences du numérique. Le Gouvernement camerounais, par la voix de son Porte-parole, a d’ailleurs réaffirmé son soutien à ce type d’initiatives et rassuré quant à son entière disponibilité à accompagner ce projet, en vue du développement d’un écosystème médiatique moderne et compétitif.

 

Dans son intervention, le MINCOM, tout en saluant cette initiative, a apprécié la qualité du choix des membres du jury, gage d’équité et de crédibilité pour cette compétition. Il a, par ailleurs, invité les professionnels des médias à s’inscrire sur la plateforme dédiée à ce concours désormais lancé.

 

Dans la mouvance de la prochaine célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il a exhorté les hommes et femmes de médias à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’un attachement constant aux principes déontologiques de la profession.

 

Le concours prévoit plusieurs catégories, notamment : la meilleure plume, la meilleure enquête, le meilleur reportage, le meilleur billet, la meilleure photo, la meilleure jeune plûme , le meilleur organe de presse à capitaux privés, ainsi qu’un prix spécial Yello Kiosk.

 

Prenant la parole, le Président du jury, Nta à Bitang, a présenté les critères d’évaluation des candidatures.

 

Selon un responsable de MTN Cameroon, cette initiative pourrait évoluer vers une version plus inclusive baptisée « Y’ello Media Awards », qui serait ouverte aux médias audiovisuels. Une proposition actuellement à l’étude avec les partenaires institutionnels et professionnels.

 

En conclusion, le Ministre de la Communication a réitéré l’engagement de l’État à accompagner ce projet, affirmant sa disponibilité à soutenir toute initiative contribuant au rayonnement d’une presse camerounaise crédible, respectée et en phase avec les mutations du secteur.

Tour cycliste international du Cameroun 2026

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Le programme connu

À un mois du premier coup de pédales, la Fédération Camerounaise de Cyclisme vient de rendre public le programme de de la 22 ème édition du Tour Cycliste International du Cameroun, organisée par la Fecacyclisme en collaboration avec le Ministère des Sports et de l’Education Physique et placée sous le Très Haut Patronage du Président de la République Paul BIYA.

La compétition démarre dans la Région de l’Extrême -Nord avec la cérémonie de présentation des équipes participantes le Mardi 02 juin 2026, suivie de la première étape Maroua -Mora -Maroua ( 127,9 km) le Mercredi 03 Juin, de la 2 ème étape Figuil -Garoua ( 100,3 km) le Jeudi 04 juin, de la 3 ème étape , l’une des plus courtes à Garoua (un critérium de 80 km) le vendredi 05 juin, de la 4 ème étape , une innovation majeure entre Yaoundé -Esse ( Aboman)-Esse ( place des fêtes) longue de 108 ,6 km le dimanche 07 juin, de la 5 ème étape Bafia -Bangangté ( 126, 4 km) le lundi 08 juin, de la 6 ème étape à Douala ( un critérium de 110 km) le mardi 09 juin, de la 7 ème étape la plus courte et la plus difficile compte tenu de sa spécificité, une autre innovation à Limbé ( course contre la montre en individuel de 7, 8 km) le mercredi 10 juin, de la 8 ème étape Douala -Kribi , la plus longue de la compétition ( 158, 6 km) le jeudi 11 juin, de la 9 ème étape Pouma -Boumnyebel ( autoroute)- Yaoundé ( 117,3 km) avec l’arrivée au carrefour dît « Tsimi Evouna » au quartier Oyom -Abang le samedi 13 juin et enfin la 10 ème et dernière étape mixte Mbalmayo -Yaoundé -Boulevard du 20 Mai (course en ligne et critérium de 115 ,7 km dont 7 km X 10 tours de circuit à Yaoundé, avec passage devant les tribunes du Boulevard du 20 Mai) le dimanche 14 juin 2026. Soit une distance totale de 1052 ,3 km à parcourir par des coureurs venant d’Europe, d’ Afrique et du Cameroun et issus d’une dizaine d’équipes invitées en 10 étapes à travers sept (07 ) des dix (10) régions du Cameroun à savoir l’Extrême -Nord, le Nord, le Centre, l’Ouest, le Littoral, le Sud-Ouest et le Sud.

 

PARCOURS TDC 2026 P

Le Dircom de la Fecacyclisme

Jean Baptiste Biayé

Extrême-Nord: vers un dialogue pour la cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs

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Dans la localité de Tchasdéo Bagalaf, dans l’arrondissement de Bogo, la question de la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs reste un enjeu majeur.

 

Les tensions liées à l’accès aux ressources naturelles, notamment les terres et les points d’eau, ont des conséquences importantes sur la vie socio-économique des populations.

Face à cette réalité, les communautés locales se mobilisent fortement pour trouver des solutions durables. Cette dynamique participative a été renforcée par l’intervention de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment le CIFOR-ICRAF, l’OFAC et CARE, avec l’appui financier de l’Union européenne, dans le cadre du projet CaSeve.

Une séance de travail a été organisée afin de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet. Dans la commune de Bogo, bénéficiaire de cette initiative, les acteurs locaux ont présenté les progrès réalisés ainsi que les défis rencontrés, en présence du représentant de l’Union européenne, principal bailleur de fonds.

Dans une démarche de proximité et de sensibilisation, la délégation composée du représentant de l’Union européenne, de CARE et du projet CaSeve s’est rendue à la radio communautaire de Bogo. Objectif : écouter les spots de sensibilisation diffusés pour prévenir et gérer les conflits entre agriculteurs et éleveurs, et apprécier leur impact auprès des populations.

La visite s’est poursuivie à Tchasdéo Bagalaf, où la délégation a été chaleureusement accueillie par les communautés locales. Ce moment d’échange a permis non seulement d’écouter les préoccupations des populations, mais aussi de renforcer les mécanismes de dialogue et de résolution pacifique des conflits.

À travers ces actions, le projet CaSeve ambitionne de promouvoir une cohabitation harmonieuse et durable entre les différents acteurs ruraux, en plaçant les communautés au cœur du processus de gestion des conflits.

Extrême – Nord: le calvaire des femmes à la recherche de l’eau

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La situation est alarmante dans l’arrondissement de Maga, département du Mayo-Danay.

Nous sommes dans la localité de Méréo, arrondissement de Maga, département du Mayo-Danay). Aissatou, accompagnée de ses trois enfant parcourent quotidiennement une dizaine de kilomètres pour ravitailler la famille en eau. Composée de neuf (09) membres, la famille de Aissatou utilise une  bonne quantité d’eau estimée à environ 12 seaux d’eau au quotidien pour couvrir le besoin de chaque membre. Pour avoir de l’eau, Aissatou et ses trois filles doivent quitter leur domicile de bonne heure afin de s’en procurer.

 

La situation est pareille dans plusieurs ménages voisins. Une situation qui n’a pas laissé indifférentes les populations au point où les femmes ont décidé de prendre la situation en main.

Face à la situation de rareté d’eau dans cette localité, elles ont décidé de creuser un puits pour alimenter certains ménages en manque d’eau. « Nous avons constaté qu’il n’y a pas d’eau dans notre village. Moi et quelques femmes, avons décidé de creuser ce puits pour alimenter quelques familles. Celà n’a pas été facile. », a déclaré INNA, une résidente qui était assise près du puits.

Pour recueillir quelques litres d’eau, il faut sortir très tôt le matin. « Nous passons souvent toute la journée ici au puits pour s’en approvisionner. Parfois, il faut parcourir de longues distances pour en trouver. Le seul puits qui alimentait le village tarit souvent. Ce qui nous contraint à patienter nombreuses fois toute la journée. Nous souffrons énormément pour avoir de l’eau », témoigne une autre habitante de Mereo.

Cette publication WanaData a été soutenue parCode for Africaet laDigital Democracy Initiativedans le cadre du projet Digitalise Youth, financé par lePartenariat Européen pour la Démocratie (EPD).

Extrême-Nord: Les conflits liés à la gestion des ressources naturelles préoccupent les décideurs

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Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, la pression sur les ressources naturelles ne cesse de s’intensifier. Face à cette réalité préoccupante, cinq communes ont été ciblées dans le cadre d’un vaste programme de sensibilisation et de prévention des conflits liés à leur exploitation.

À Bogo, l’heure était à la mobilisation. À l’initiative du Projet Cameroun Septentrion Vert ( CASEVE), en partenariat avec plusieurs acteurs tels que Care, Cifor, World agroforestry et l’Union Européenne, un atelier stratégique a réuni autorités administratives, leaders communautaires, associations locales et services sectoriels.

Objectif : renforcer la compréhension des enjeux liés à la gestion durable des ressources naturelles et promouvoir une gouvernance apaisée et inclusive.

Présidée par le Sous-préfet de l’arrondissement de Bogo, la rencontre a permis de poser les bases d’une collaboration efficace entre les différentes parties prenantes. Au cœur des échanges : la nécessité urgente d’adopter des pratiques responsables face à la raréfaction des ressources et à la multiplication des conflits communautaires.

L’atelier a également été marqué par la présentation du Comité de prévention et de gestion des conflits, ainsi que du système de signalement des conflits, deux mécanismes clés destinés à anticiper et désamorcer les tensions liées à l’exploitation des ressources naturelles.

Dans une ambiance participative, les sessions de questions-réponses ont permis d’approfondir les principes de bonne gouvernance, notamment la transparence, la concertation et l’implication des communautés locales dans la prise de décision.

Pour les participants, cette initiative arrive à point nommé. Elle leur offre des outils concrets pour agir efficacement sur le terrain.

Au terme de l’atelier, les acteurs présents ont pris l’engagement de relayer les messages de sensibilisation au sein de leurs différentes communautés, afin de promouvoir une gestion durable et pacifique des ressources naturelles.

À travers cette démarche, CASEVE et ses partenaires entendent renforcer la résilience des populations locales et contribuer à la stabilité sociale dans une région fortement exposée aux défis environnementaux et sécuritaires.

Gestion de la faune : Le septentrion ouvre sa saison de chasse

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Le Ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a officiellement lancé la saison cynégétique 2025-2026 à Garoua. Au cœur de cet événement, un appui financier de 48 millions de FCFA a été octroyé aux communautés riveraines pour conjuguer conservation et développement.

La région du Nord, sanctuaire de la biodiversité camerounaise, vibre à nouveau au rythme de la grande chasse. Le coup d’envoi de la saison cynégétique 2025-2026 a été donné en grande pompe par le Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), Jules Doret Ndongo. Cette cérémonie, devenue un rendez-vous majeur pour l’économie verte du septentrion, marque le début d’une période d’activité intense dans les Zones d’Intérêt Cynégétique (ZIC).

 

L’un des temps forts de ce lancement a été la remise solennelle de chèques d’un montant global de 48 millions de francs CFA. Ce pactole est destiné aux communes et aux communautés riveraines qui cohabitent quotidiennement avec la faune sauvage. Pour le gouvernement, il ne s’agit pas d’une simple subvention, mais d’une juste redistribution des retombées de l’exploitation faunique.

 

Ces fonds visent à financer des projets de développement local écoles, forages, centres de santé afin que les populations ne voient plus la forêt comme une contrainte, mais comme une ressource précieuse à protéger.

 

Derrière l’aspect sportif et touristique de la chasse, le défi est avant tout écologique. Jules Doret Ndongo a profité de cette tribune pour rappeler les exigences de la gestion durable. Le gouvernement entend renforcer la surveillance contre le braconnage tout en encadrant la chasse sportive, source de devises et d’emplois ruraux.

« Il est question de renforcer la gestion durable de la faune tout en améliorant les retombées économiques directes pour les populations », a souligné en substance le MINFOF. Cette stratégie de « conservation participative » place le riverain au centre du dispositif de sécurité des parcs et des réserves.

 

En lançant cette nouvelle saison, Yaoundé réaffirme son ambition de faire de la faune un levier de croissance pour les zones rurales. Dans un contexte de changement climatique, la protection des habitats naturels du Nord reste une priorité absolue.

 

Le message est clair : la saison 2025-2026 doit être celle de l’équilibre. Entre le sifflement des balles des chasseurs professionnels et le silence nécessaire à la reproduction des espèces, le Nord joue sa partition pour un développement durable exemplaire.

Diplomatie artistique: nouveaux leviers pour l’intégration Africaine

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Le promoteur du festival dénommé tchadokamer, explique les enjeux de cet événement qui débute le 18 mars prochain

Dites-nous s’il vous plaît, qu’est-ce qui vous a motivé à organiser le Festival TCHADOKAMER et pourquoi cette dénomination « Festival TCHADOKAMER ?

La motivation principale derrière l’organisation du Festival TCHADOKAMER est la volonté de créer un pont culturel entre le Tchad et le Cameroun. Ce sont deux pays voisins qui partagent beaucoup de réalités historiques, sociales et culturelles. Pourtant, il existe encore peu d’espaces dédiés à la valorisation commune de leurs talents. La dénomination « TCHADOKAMER » est justement la contraction de Tchad et Cameroun. Elle symbolise l’unité, la fraternité et la coopération culturelle entre les deux peuples. À travers ce festival, nous voulons célébrer cette proximité et promouvoir les talents des deux pays dans un esprit de partage et de fraternité.

2. Quelles sont les parties prenantes à ce festival ou bien votre public cible ?

Le festival s’adresse principalement à la jeunesse, aux artistes, aux étudiants, aux entrepreneurs culturels et au grand public. Parmi les parties prenantes, nous avons notamment : les artistes et acteurs culturels du Tchad et du Cameroun ; les étudiants et les jeunes talents ; les associations culturelles et étudiantes ; les partenaires institutionnels et culturels ; ainsi que le public passionné de culture et de créativité. L’idée est de rassembler toutes ces catégories autour d’un événement qui valorise les talents et favorise les échanges.

3. Quels sont les enjeux en vue ?

Les enjeux du festival sont multiples. Il s’agit d’abord de valoriser la culture et les talents des jeunes, mais aussi de renforcer la coopération culturelle entre le Tchad et le Cameroun.Le festival vise également à créer une plateforme d’expression pour les jeunes artistes et à encourager les initiatives culturelles comme moteur de développement, de dialogue et de cohésion sociale.

4. À quoi doit-on s’attendre le jour J ?

Le public peut s’attendre à plusieurs activités riches et variées :des prestations artistiques ;des activités culturelles et des rencontres ; des moments de partage entre les artistes et le public ,des compétitions sportives et d’autres animations culturelles. Ce sera surtout un moment de célébration de la culture, de la jeunesse et du rapprochement entre les peuples tchadien et camerounais.

5. Rendu à moins de cinq jours de la tenue de cet événement, pouvez-vous nous présenter l’état des préparatifs ?

À quelques jours du festival, nous sommes dans la phase finale des préparatifs. Les équipes sont mobilisées pour finaliser l’organisation des différentes activités, la communication, l’accueil des participants et la coordination avec nos partenaires.Malgré les contraintes, nous travaillons avec beaucoup d’engagement afin que cette première édition se déroule dans de bonnes conditions.La conférence de presse est prévue pour le Lundi 16 Mars 2926 à la grande salle de l’Alliance française de Maroua.

6. Monsieur, quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face au moment des préparatifs ?

Comme tout événement de cette envergure, nous faisons face à certaines difficultés, notamment les contraintes financières, la mobilisation des ressources et les questions logistiques. Cependant, grâce à la détermination de l’équipe organisatrice et au soutien de plusieurs partenaires et volontaires, nous continuons à avancer pour que cette première édition soit une réussite.

7. Monsieur OLEVOUNA OZIAS, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

C’est moi qui vous remercie pour l’intérêt que vous portez au Festival TCHADOKAMER. Nous invitons toute la population à venir découvrir et soutenir cette initiative culturelle qui vise à valoriser nos talents et à renforcer les liens entre le Tchad et le Cameroun. Nous espérons vous voir nombreux lors de cette première édition.

 

CECILE DENENOADJI

Reporter à mbnpress.com

 

Filière oignon : les producteurs sollicitent l’appui du Conseil régional de l’Extrême-Nord

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Les acteurs de la filière oignon de la Région de l’Extrême-Nord ont été reçus en audience ce 27 février 2026 par le Président du Conseil Régional de l’Extrême-Nord, le Pr HAMAN-DJALO. La rencontre s’est tenue dans la salle des conférences de l’institution régionale.

Conduite par M. Bouba Yougouda, la délégation est venue à la fois féliciter le nouveau président pour son accession à la tête du Conseil et exposer les préoccupations majeures qui freinent le développement du secteur.

De la production à la commercialisation, en passant par la transformation, la filière oignon mobilise une diversité d’acteurs : semenciers, semeurs, producteurs, démarcheurs, commerçants et transformateurs. Selon les représentants présents, les défis portent principalement sur l’amélioration de la qualité, l’augmentation des volumes de production et l’optimisation des conditions de conservation et d’écoulement.

Structurés en corporation, les producteurs ont plaidé pour un accompagnement accru du Conseil régional afin de professionnaliser davantage le secteur et renforcer sa compétitivité.

En réponse, le Pr HAMAN-DJALO s’est montré attentif aux doléances exprimées. Il a encouragé les acteurs à se conformer aux exigences réglementaires en se constituant en entité légalement reconnue ou en entreprise formelle, condition, selon lui, essentielle pour bénéficier efficacement des mécanismes d’appui institutionnel aux niveaux communal, départemental, régional et national.

Cette audience marque ainsi une première prise de contact officielle entre l’exécutif régional et les principaux maillons d’une filière stratégique pour l’économie locale.

 

FINANCES PUBLIQUES : GAROUA S’ATTAQUE AU COULAGE DES RECETTES ROUTIÈRES

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Le Ministère des Finances a réuni, ce jeudi 26 février 2026 dans la capitale régionale du Nord, l’ensemble des maillons de la chaîne de collecte des amendes forfaitaires. Objectif : verrouiller le système pour que chaque franc issu des infractions routières finisse réellement dans les caisses de l’État.

La salle des actes a servi de cadre, ce jeudi, à une session cruciale pour les finances publiques dans la région du Nord. Sous l’impulsion de l’Inspection Générale du Ministère des Finances (MINFI), un séminaire de renforcement des capacités a rassemblé les acteurs de la collecte, du reversement et de la comptabilisation des amendes liées à la circulation routière.

Présidée par Joseph Densou, Secrétaire général des services du Gouverneur (représentant le Gouverneur de la Région), la cérémonie d’ouverture a planté le décor : l’heure est à la rigueur. Le thème, sans équivoque « Renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de collecte, de reversement et de comptabilisation des recettes » traduit une volonté de mettre fin aux zones d’ombre qui entourent parfois la gestion des procès-verbaux sur nos axes routiers.

« La sécurisation des recettes issues des amendes participe directement à la crédibilité de l’action publique », a-t-il été rappelé durant les travaux.

Pour orchestrer cette mise à niveau, le MINFI a dépêché des inspecteurs principaux des Impôts et du Trésor. Ces experts ont passé au crible les mécanismes de gestion, de la main qui dresse le procès-verbal sur le bitume jusqu’au comptable qui inscrit la somme dans les registres officiels.

Les points clés abordés ont porté sur :

• La responsabilité juridique : Chaque intervenant est désormais face à ses obligations comptables et pénales.

• L’harmonisation des pratiques : Uniformiser les procédures pour éviter les interprétations fantaisistes des textes.

• Le contrôle interne : Renforcer la surveillance pour détecter les tentatives de détournement ou de non-reversement.

Dans une région comme le Nord, carrefour d’échanges et de transit, l’optimisation de ces recettes est un levier de développement non négligeable. Pour le Ministère des Finances, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de moderniser. En fluidifiant la chaîne de reversement, l’État s’assure une mobilisation accrue des ressources nécessaires au financement des infrastructures locales.

Ce séminaire de Garoua marque une étape décisive dans la «dynamique d’amélioration continue de la gouvernance financière» prônée par Yaoundé. Pour les usagers de la route, cela signifie une administration plus transparente ; pour les agents, une feuille de route plus stricte où la reddition des comptes n’est plus une option, mais une exigence absolue.

Programme de reconstruction de l’Extrême-Nord : 89, 2 milliards pour la transformation socio-économique

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C’est ce qui ressort de l’atelier du lancement official du programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région » CAP2E qui s’est déroulé du 17 au 20 février 2026 à Maroua.

Il s’agit d’un fruit issu de la Coopération entre le Cameroun et le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce dernier, dans une dynamique visant à soutenir l’industrialisation, la reconstruction, le renforcement de la résilience a accordé un prêt, de financement du projet CAP2E à hauteur de 136 millions d’euros, soit 89,2 milliards de Francs Cfa au Cameroun.

À croire la présentation du projet faite au cours de l’atelier par M. Alhadji Magra Massaou, le coordonnateur du PSRDREN, il profite aux populations de l’Extrême-Nord à travers la « construction, réhabilitation et équipement de 22 centres de formation technique, technologique et professionnelle ; 6 000 nouveaux apprenants supplémentaires intégrés dans les filières techniques (dont 40 % de filles) ; le développement de 9 nouveaux cursus de formation adaptés aux besoins du secteur privé ; l’équipement de tous les établissements modernisés en énergies renouvelables et soutien à une chaîne de valeur locale du solaire ; l’appui à 1 400 PME pour l’accès au crédit et aux services non financiers (30 % portées par des jeunes, 40 % portées par des femmes) ; la construction/réhabilitation de 9 infrastructures économiques (marchés, centres de services) ; la construction/réhabilitation et équipement de 15 hôpitaux régionaux et de district ; la construction/réhabilitation de 14 infrastructures d’éducation et de santé de base ».

C’est donc un projet qui vient à point nommé. « Immense est ce projet qui vient à point nommé. Le Chef de l’Etat a promis à maintes reprises que ce septennat sera pour les jeunes et les femmes. La BAD a cerné les problèmes de l’Extrême-Nord qui a subi pendant dix ans les affres de la secte boko haram qui ont laminé tout le tissu économique. La population, bien que jeune, courageuse et résiliente, n’attendait que cet appui, ce coup de pouce du gouvernement et pour repartir et rebondir de plus belle. Nous nous réjouissons de cette arrivée. Nous avons vu la déclinaison de toutes les problématiques adressées : éducation, la santé, l’avancée du désert …Nous pensons nous sommes contant que l’agent de l’exécution se trouve être le programme de reconstruction qui avait déjà pris la température et qui sait ce qu’il faut faire », se réjouit M. Midjiyawa Bakari, le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord.