Accueil Blog

Gestion de la faune : Le septentrion ouvre sa saison de chasse

0

Le Ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a officiellement lancé la saison cynégétique 2025-2026 à Garoua. Au cœur de cet événement, un appui financier de 48 millions de FCFA a été octroyé aux communautés riveraines pour conjuguer conservation et développement.

La région du Nord, sanctuaire de la biodiversité camerounaise, vibre à nouveau au rythme de la grande chasse. Le coup d’envoi de la saison cynégétique 2025-2026 a été donné en grande pompe par le Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), Jules Doret Ndongo. Cette cérémonie, devenue un rendez-vous majeur pour l’économie verte du septentrion, marque le début d’une période d’activité intense dans les Zones d’Intérêt Cynégétique (ZIC).

 

L’un des temps forts de ce lancement a été la remise solennelle de chèques d’un montant global de 48 millions de francs CFA. Ce pactole est destiné aux communes et aux communautés riveraines qui cohabitent quotidiennement avec la faune sauvage. Pour le gouvernement, il ne s’agit pas d’une simple subvention, mais d’une juste redistribution des retombées de l’exploitation faunique.

 

Ces fonds visent à financer des projets de développement local écoles, forages, centres de santé afin que les populations ne voient plus la forêt comme une contrainte, mais comme une ressource précieuse à protéger.

 

Derrière l’aspect sportif et touristique de la chasse, le défi est avant tout écologique. Jules Doret Ndongo a profité de cette tribune pour rappeler les exigences de la gestion durable. Le gouvernement entend renforcer la surveillance contre le braconnage tout en encadrant la chasse sportive, source de devises et d’emplois ruraux.

« Il est question de renforcer la gestion durable de la faune tout en améliorant les retombées économiques directes pour les populations », a souligné en substance le MINFOF. Cette stratégie de « conservation participative » place le riverain au centre du dispositif de sécurité des parcs et des réserves.

 

En lançant cette nouvelle saison, Yaoundé réaffirme son ambition de faire de la faune un levier de croissance pour les zones rurales. Dans un contexte de changement climatique, la protection des habitats naturels du Nord reste une priorité absolue.

 

Le message est clair : la saison 2025-2026 doit être celle de l’équilibre. Entre le sifflement des balles des chasseurs professionnels et le silence nécessaire à la reproduction des espèces, le Nord joue sa partition pour un développement durable exemplaire.

Diplomatie artistique: nouveaux leviers pour l’intégration Africaine

0

Le promoteur du festival dénommé tchadokamer, explique les enjeux de cet événement qui débute le 18 mars prochain

Dites-nous s’il vous plaît, qu’est-ce qui vous a motivé à organiser le Festival TCHADOKAMER et pourquoi cette dénomination « Festival TCHADOKAMER ?

La motivation principale derrière l’organisation du Festival TCHADOKAMER est la volonté de créer un pont culturel entre le Tchad et le Cameroun. Ce sont deux pays voisins qui partagent beaucoup de réalités historiques, sociales et culturelles. Pourtant, il existe encore peu d’espaces dédiés à la valorisation commune de leurs talents. La dénomination « TCHADOKAMER » est justement la contraction de Tchad et Cameroun. Elle symbolise l’unité, la fraternité et la coopération culturelle entre les deux peuples. À travers ce festival, nous voulons célébrer cette proximité et promouvoir les talents des deux pays dans un esprit de partage et de fraternité.

2. Quelles sont les parties prenantes à ce festival ou bien votre public cible ?

Le festival s’adresse principalement à la jeunesse, aux artistes, aux étudiants, aux entrepreneurs culturels et au grand public. Parmi les parties prenantes, nous avons notamment : les artistes et acteurs culturels du Tchad et du Cameroun ; les étudiants et les jeunes talents ; les associations culturelles et étudiantes ; les partenaires institutionnels et culturels ; ainsi que le public passionné de culture et de créativité. L’idée est de rassembler toutes ces catégories autour d’un événement qui valorise les talents et favorise les échanges.

3. Quels sont les enjeux en vue ?

Les enjeux du festival sont multiples. Il s’agit d’abord de valoriser la culture et les talents des jeunes, mais aussi de renforcer la coopération culturelle entre le Tchad et le Cameroun.Le festival vise également à créer une plateforme d’expression pour les jeunes artistes et à encourager les initiatives culturelles comme moteur de développement, de dialogue et de cohésion sociale.

4. À quoi doit-on s’attendre le jour J ?

Le public peut s’attendre à plusieurs activités riches et variées :des prestations artistiques ;des activités culturelles et des rencontres ; des moments de partage entre les artistes et le public ,des compétitions sportives et d’autres animations culturelles. Ce sera surtout un moment de célébration de la culture, de la jeunesse et du rapprochement entre les peuples tchadien et camerounais.

5. Rendu à moins de cinq jours de la tenue de cet événement, pouvez-vous nous présenter l’état des préparatifs ?

À quelques jours du festival, nous sommes dans la phase finale des préparatifs. Les équipes sont mobilisées pour finaliser l’organisation des différentes activités, la communication, l’accueil des participants et la coordination avec nos partenaires.Malgré les contraintes, nous travaillons avec beaucoup d’engagement afin que cette première édition se déroule dans de bonnes conditions.La conférence de presse est prévue pour le Lundi 16 Mars 2926 à la grande salle de l’Alliance française de Maroua.

6. Monsieur, quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face au moment des préparatifs ?

Comme tout événement de cette envergure, nous faisons face à certaines difficultés, notamment les contraintes financières, la mobilisation des ressources et les questions logistiques. Cependant, grâce à la détermination de l’équipe organisatrice et au soutien de plusieurs partenaires et volontaires, nous continuons à avancer pour que cette première édition soit une réussite.

7. Monsieur OLEVOUNA OZIAS, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

C’est moi qui vous remercie pour l’intérêt que vous portez au Festival TCHADOKAMER. Nous invitons toute la population à venir découvrir et soutenir cette initiative culturelle qui vise à valoriser nos talents et à renforcer les liens entre le Tchad et le Cameroun. Nous espérons vous voir nombreux lors de cette première édition.

 

CECILE DENENOADJI

Reporter à mbnpress.com

 

Filière oignon : les producteurs sollicitent l’appui du Conseil régional de l’Extrême-Nord

0

Les acteurs de la filière oignon de la Région de l’Extrême-Nord ont été reçus en audience ce 27 février 2026 par le Président du Conseil Régional de l’Extrême-Nord, le Pr HAMAN-DJALO. La rencontre s’est tenue dans la salle des conférences de l’institution régionale.

Conduite par M. Bouba Yougouda, la délégation est venue à la fois féliciter le nouveau président pour son accession à la tête du Conseil et exposer les préoccupations majeures qui freinent le développement du secteur.

De la production à la commercialisation, en passant par la transformation, la filière oignon mobilise une diversité d’acteurs : semenciers, semeurs, producteurs, démarcheurs, commerçants et transformateurs. Selon les représentants présents, les défis portent principalement sur l’amélioration de la qualité, l’augmentation des volumes de production et l’optimisation des conditions de conservation et d’écoulement.

Structurés en corporation, les producteurs ont plaidé pour un accompagnement accru du Conseil régional afin de professionnaliser davantage le secteur et renforcer sa compétitivité.

En réponse, le Pr HAMAN-DJALO s’est montré attentif aux doléances exprimées. Il a encouragé les acteurs à se conformer aux exigences réglementaires en se constituant en entité légalement reconnue ou en entreprise formelle, condition, selon lui, essentielle pour bénéficier efficacement des mécanismes d’appui institutionnel aux niveaux communal, départemental, régional et national.

Cette audience marque ainsi une première prise de contact officielle entre l’exécutif régional et les principaux maillons d’une filière stratégique pour l’économie locale.

 

FINANCES PUBLIQUES : GAROUA S’ATTAQUE AU COULAGE DES RECETTES ROUTIÈRES

0

Le Ministère des Finances a réuni, ce jeudi 26 février 2026 dans la capitale régionale du Nord, l’ensemble des maillons de la chaîne de collecte des amendes forfaitaires. Objectif : verrouiller le système pour que chaque franc issu des infractions routières finisse réellement dans les caisses de l’État.

La salle des actes a servi de cadre, ce jeudi, à une session cruciale pour les finances publiques dans la région du Nord. Sous l’impulsion de l’Inspection Générale du Ministère des Finances (MINFI), un séminaire de renforcement des capacités a rassemblé les acteurs de la collecte, du reversement et de la comptabilisation des amendes liées à la circulation routière.

Présidée par Joseph Densou, Secrétaire général des services du Gouverneur (représentant le Gouverneur de la Région), la cérémonie d’ouverture a planté le décor : l’heure est à la rigueur. Le thème, sans équivoque « Renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de collecte, de reversement et de comptabilisation des recettes » traduit une volonté de mettre fin aux zones d’ombre qui entourent parfois la gestion des procès-verbaux sur nos axes routiers.

« La sécurisation des recettes issues des amendes participe directement à la crédibilité de l’action publique », a-t-il été rappelé durant les travaux.

Pour orchestrer cette mise à niveau, le MINFI a dépêché des inspecteurs principaux des Impôts et du Trésor. Ces experts ont passé au crible les mécanismes de gestion, de la main qui dresse le procès-verbal sur le bitume jusqu’au comptable qui inscrit la somme dans les registres officiels.

Les points clés abordés ont porté sur :

• La responsabilité juridique : Chaque intervenant est désormais face à ses obligations comptables et pénales.

• L’harmonisation des pratiques : Uniformiser les procédures pour éviter les interprétations fantaisistes des textes.

• Le contrôle interne : Renforcer la surveillance pour détecter les tentatives de détournement ou de non-reversement.

Dans une région comme le Nord, carrefour d’échanges et de transit, l’optimisation de ces recettes est un levier de développement non négligeable. Pour le Ministère des Finances, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de moderniser. En fluidifiant la chaîne de reversement, l’État s’assure une mobilisation accrue des ressources nécessaires au financement des infrastructures locales.

Ce séminaire de Garoua marque une étape décisive dans la «dynamique d’amélioration continue de la gouvernance financière» prônée par Yaoundé. Pour les usagers de la route, cela signifie une administration plus transparente ; pour les agents, une feuille de route plus stricte où la reddition des comptes n’est plus une option, mais une exigence absolue.

Programme de reconstruction de l’Extrême-Nord : 89, 2 milliards pour la transformation socio-économique

0

C’est ce qui ressort de l’atelier du lancement official du programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région » CAP2E qui s’est déroulé du 17 au 20 février 2026 à Maroua.

Il s’agit d’un fruit issu de la Coopération entre le Cameroun et le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce dernier, dans une dynamique visant à soutenir l’industrialisation, la reconstruction, le renforcement de la résilience a accordé un prêt, de financement du projet CAP2E à hauteur de 136 millions d’euros, soit 89,2 milliards de Francs Cfa au Cameroun.

À croire la présentation du projet faite au cours de l’atelier par M. Alhadji Magra Massaou, le coordonnateur du PSRDREN, il profite aux populations de l’Extrême-Nord à travers la « construction, réhabilitation et équipement de 22 centres de formation technique, technologique et professionnelle ; 6 000 nouveaux apprenants supplémentaires intégrés dans les filières techniques (dont 40 % de filles) ; le développement de 9 nouveaux cursus de formation adaptés aux besoins du secteur privé ; l’équipement de tous les établissements modernisés en énergies renouvelables et soutien à une chaîne de valeur locale du solaire ; l’appui à 1 400 PME pour l’accès au crédit et aux services non financiers (30 % portées par des jeunes, 40 % portées par des femmes) ; la construction/réhabilitation de 9 infrastructures économiques (marchés, centres de services) ; la construction/réhabilitation et équipement de 15 hôpitaux régionaux et de district ; la construction/réhabilitation de 14 infrastructures d’éducation et de santé de base ».

C’est donc un projet qui vient à point nommé. « Immense est ce projet qui vient à point nommé. Le Chef de l’Etat a promis à maintes reprises que ce septennat sera pour les jeunes et les femmes. La BAD a cerné les problèmes de l’Extrême-Nord qui a subi pendant dix ans les affres de la secte boko haram qui ont laminé tout le tissu économique. La population, bien que jeune, courageuse et résiliente, n’attendait que cet appui, ce coup de pouce du gouvernement et pour repartir et rebondir de plus belle. Nous nous réjouissons de cette arrivée. Nous avons vu la déclinaison de toutes les problématiques adressées : éducation, la santé, l’avancée du désert …Nous pensons nous sommes contant que l’agent de l’exécution se trouve être le programme de reconstruction qui avait déjà pris la température et qui sait ce qu’il faut faire », se réjouit M. Midjiyawa Bakari, le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord.

Extrême -Nord À quand la fin des mutilations génitales? 

0

Dans le cadre de la journée internationale « tolérance zéro aux mutilations génitales » qui se célèbre tous les 06 du mois de février, l’Association Femmes et Développement de la Region de l’Extrême-Nord a organisé une causerie éducative .

 » En tant que femme et organisation de la société civile, présidente de l’association Femme et Développement, nous avons jugé utile de participer à la célébration de cette journée pendant laquelle la communauté internationale s’insurge contre les mutilations génitales. Dans notre Région ( Extrême-Nord), nous ressentons encore cette pratique et nous avons besoin de l’éradiquer. C’est pour ça que nous avons organisé cette causerie « , explique Mme Aminatou Noah, Présidente de l’AFD..

Plus de 30 femmes ont participé à cette séance riche et chargée d’expérience animée par le Délégué Départemental, M. Souley.

De cette causerie, on prend connaissance n’ont seulement de l’existence, encore rendu palpable de cette pratique de mutilations génitales chez la femme de l’Extrême-Nord mais également un système économique au profit des exiseuses de se faire de l’argent. Un état de chose qui ralenti considérablement l’abolition de ce phénomène. L’AFD a opté pour une sensibilisation pour conscientiser les femmes sur les effets néfastes de cette pratique.

 

Pour rappel, l’AFD œuvre dans trois domaines selon la présidente Mme Aminatou: la lutte contre la violence basés sur le genre, certaines la protection de l’environnement à travers le reboisement l, et l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Execution des marchés Le Conseil Régional s’insurge contre la malfaçon

0

La matinée du 06 février était particulièrement chargée pour l’équipe du Conseil Régional Conduite par le Pr Haman-Djalo.

Le Président du Conseil Régional de l’Extrême-Nord a effectué une visite de travail sur le chantier en construction d’un atelier au CETIC de Guirvidig, Arrondissement de Maga, Mayo-Danay.  « Nous sommes là dans le cadre de l’exécution des marchés du Conseil Régional de l’Extrême-Nord du BIP 2025. Il s’agit d’un package où il y a cinq (05) ateliers repartis dans les Arrondissements de Maga, ( Guirvidig), Gueré, Gobo, Kai Kai et à Kalfou. La soumission à ces marchés réclame une certaine compétence par site. La Région a été interpellée dans les malfaçons constatées sur le chantier. De façon visible, nous avons noté quelques manquements : le dossier d’exécution n’est pas mis à la disposition des techniciens. Il est normalement fourni par l’entreprise. Celle-ci le donne au maître d’ouvrage qui le partage à ses techniciens notamment la maîtrise d’œuvre qui est son oeil sur le terrain. Il devrait être en permanence sur le terrain au même titre que l’entreprise. Il y a l’ingénieur de l’état en l’occurrence les travaux publics qui devrait avoir le cachet public car après vérification, il devrait dire « bon pour exécution ». Il y a le chef des services du marché. Toutes ces personnes devraient être au même niveau d’information concernant le dossier d’exécution. Jusqu’ici, ce dossier n’existe pas. Et comme vous voyez, le bâtiment est fini en termes de structure porteuse. Donc, nous ne savons pas ce qui a été mis là-dedans. Nous constatons tout simplement des fers de huit alors que nous avons recommandé le fer de dix. Les dimensionnements n’ont pas été pris de façon validée. Nous partons d’ici avec une certaine amertume » déclare Pr Haman-Djalo, le Président du Conseil Régional de l’Extrême-Nord.
Suite à cet état de chose, il est annoncé l’expertise du labogenie, une entreprise publique camerounaise, spécialisée dans le contrôle, l’étude et la recherche dans le domaine du génie civil pour l’évaluation approfondie du chantier.
« Le Labogenie viendra confirmer si les travaux sont faits dans les normes ou pas; ou bien alors renforcer le bâtiment en cas de nécessité ou mieux encore au pire des cas, raser le bâtiment au détriment de l’entreprise malheureusement  » ; conclut le Président .

Chantier des services du Gouverneur de l’Extrême-Nord

0

Les travaux relancés après 42 ans d’abandon

Une visite des autorités sur le chantier ce jeudi 22 janvier 2026 a permis d’apprécier l’état d’avancement

« Nous sommes très satisfaits de ce que nous avons vu. C’est un bâtiment abandonné depuis 1984 qui vient d’être relancer sur haute instruction du Chef de l’Etat qui a demandé que tous les chantiers abandonnés soient repris. Ceci s’inscrit dans le plan de reconstruction ». Ce sont là les explications de Midjiyawa Bakari, Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, faites à l’issue d’une visite des travaux de construction du complexe abritant les Services du Gouverneur le 22 janvier dernier.

Les travaux qui autrefois avaient été confiés à une entreprise grecque, se trouvent désormais entre les mains des ingénieurs camerounais. « Ce travail a été confié à l’entreprise et bureau d’étude camerounais. Et ce sont les jeunes ingénieurs sortis des écoles de formations polytechnique de Yaoundé, Douala, et Maroua qui sont à l’œuvre pour la réalisation. Nous sommes à la phase de l’installation du chantier ; avec la mobilisation de l’entreprise, de la mission de contrôle, de tous les services qui doivent accompagner la mise en œuvre de cet important projet », précise Alhadji Magra Massaou, le Coordonnateur du Programme Spécial de Reconstruction et de Développement de la Région de l’Extrême-Nord (PSRDREN).

Pour rappel, ce complexe destinés à abriter les Services du Gouverneur de l’Extrême-Nord s’étend sur une superficie de 4ha. Il est composé de cinq bâtiments de six niveaux partagés entre les services du Gouverneur et la préfecture. Il est doté des salles de réunions et d’une centaine de bureaux.

 

 

UN GANG DE VOLEURS DE MOTOS DÉMANTELÉ À KOUSSERI

0

La ville de Kousseri, dans le département du Logone-et-Chari, respire un peu mieux. Grâce à une intervention rapide et une enquête minutieuse du Commissariat de Sécurité Publique du 2ème arrondissement, deux membres d’un gang spécialisé dans le vol à main armée de motocyclettes ont été appréhendés.

Tout commence dans la soirée du 29 décembre 2025. Il est 18 heures au quartier Résidentiel de Kousseri, derrière l’hôtel Kousseri Moderne, quand le sieur Ali Hassana est pris pour cible. Trois individus armés tentent de lui dérober sa motocyclette de marque Haojue. Mais la victime ne se laisse pas faire. Sa résistance, couplée à l’approche imminente d’une patrouille nocturne de la police, force les agresseurs à prendre la fuite, abandonnant sur place l’engin volé.

Saisi de l’affaire, le Commissaire de Police Youssouf Ben Bouba déploie immédiatement ses éléments. L’enquête de flagrance porte ses fruits quelques jours plus tard. Lors des opérations menées durant les nuits du 5 au 6 janvier 2026, les forces de l’ordre parviennent à mettre la main sur deux suspects clés.

Il s’agit de Hayatou Mahamat, 24 ans, et de Adoum Mahamat (alias Adoum Bargadjie), 30 ans. Ce dernier est loin d’être un inconnu des services de police : c’est un repris de justice, déjà tristement célèbre pour des faits d’assassinat et de vols de motos. Confrontés à leur victime, les deux suspects ont été formellement identifiés comme étant les agresseurs du 29 décembre.

L’interrogatoire sommaire des deux prévenus a permis de confirmer l’existence d’un véritable réseau organisé. Deux autres complices, nommés Abanchime Barka et Abba Gouda, résidant respectivement dans les quartiers Ngallo et Waly, ont été identifiés et sont activement recherchés par les autorités.

Cette opération réussie marque un point important dans la lutte contre l’insécurité transfrontalière et le grand banditisme qui touchent régulièrement la région de l’Extrême-Nord. L’enquête se poursuit au commissariat du 2ème arrondissement afin de démanteler l’intégralité de cette cellule criminelle.