Un journaliste , Rahim Nshangé, analyse la situation et affirme « il est temps de regarder la vérité en face »
L’élimination des Lions Indomptables de la Coupe du Monde n’est ni un accident, ni une fatalité. Elle est le résultat direct d’un système bancal, où les intérêts politiques priment sur l’intérêt sportif.
Depuis des mois, le football camerounais est pris en otage par l’ingérence du ministère des Sports, reléguant la FECAFOOT — pourtant instance légitime — au second plan dans la gestion de l’équipe nationale.
Cette confusion entretenue a créé un climat toxique : décisions contradictoires, luttes d’influence, absence d’autorité claire… comment bâtir la performance dans un tel chaos ?
À cela s’ajoutent les relations tendues entre le sélectionneur Marc Brys et la FECAFOOT, marquées par des attitudes jugées arrogantes et un manque flagrant de collaboration.
Résultat :
• Aucun projet de jeu identifiable,
• Des choix de joueurs difficiles à comprendre,
• Une équipe sans âme ni cohérence.
On ne prépare pas une Coupe du Monde dans la désorganisation, les guerres d’ego et l’improvisation.
Il est temps de réparer le football camerounais en profondeur, de restaurer la clarté dans la gouvernance, et de remettre le sportif au centre des décisions.
Les Lions méritent mieux. Le peuple aussi.


