C’est l’objet d’une recherche soutenue publiquement en vue d’obtention du diplôme de Master à l’université de Maroua par Rigobert Saoubeing
Le résumé et grands axes de réflexions de ce mémoire à lire ci dessous.
Dans un contexte géopolitique de plus en plus complexe, le trafic des Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC) dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun est devenu une problématique majeure. Une étude récente, couvrant la période de 2014 à 2024, met en lumière les dynamiques sous-jacentes de ce phénomène alarmant, influencé par la montée de groupes extrémistes comme Boko Haram.
Cette recherche révèle comment des acteurs variés, allant des trafiquants locaux aux fonctionnaires corrompus, exploitent les failles du système pour alimenter un commerce illicite aux conséquences désastreuses. En examinant les stratégies d’adaptation mises en place par ces acteurs face à des mesures de sécurité renforcées, l’étude souligne également l’impact socio-économique dévastateur de la prolifération des ALPC.
Les résultats indiquent que cette situation ne se limite pas à une menace immédiate pour la sécurité; elle propulse également une instabilité à long terme, compromettant le développement socio-économique de la région. Avec des crises humanitaires majeures telles que le déplacement massif de populations et l’escalade de la violence, la nécessité d’une réponse intégrée et urgente se fait sentir.
L’étude appelle à des mesures de contrôle des frontières plus efficaces, une coopération régionale renforcée et un engagement actif des communautés dans des initiatives de désarmement. En s’attaquant aux causes profondes du trafic, telles que la pauvreté et les conflits pour les ressources, il est possible d’initier un changement durable.
Dans ce climat d’incertitude, une approche collaborative, impliquant toutes les parties prenantes, s’avère indispensable pour restaurer la sécurité et promouvoir un développement durable dans l’Extrême-Nord du Cameroun.





