C’est ce qui ressort de l’atelier du lancement official du programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région » CAP2E qui s’est déroulé du 17 au 20 février 2026 à Maroua.
Il s’agit d’un fruit issu de la Coopération entre le Cameroun et le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce dernier, dans une dynamique visant à soutenir l’industrialisation, la reconstruction, le renforcement de la résilience a accordé un prêt, de financement du projet CAP2E à hauteur de 136 millions d’euros, soit 89,2 milliards de Francs Cfa au Cameroun.
À croire la présentation du projet faite au cours de l’atelier par M. Alhadji Magra Massaou, le coordonnateur du PSRDREN, il profite aux populations de l’Extrême-Nord à travers la « construction, réhabilitation et équipement de 22 centres de formation technique, technologique et professionnelle ; 6 000 nouveaux apprenants supplémentaires intégrés dans les filières techniques (dont 40 % de filles) ; le développement de 9 nouveaux cursus de formation adaptés aux besoins du secteur privé ; l’équipement de tous les établissements modernisés en énergies renouvelables et soutien à une chaîne de valeur locale du solaire ; l’appui à 1 400 PME pour l’accès au crédit et aux services non financiers (30 % portées par des jeunes, 40 % portées par des femmes) ; la construction/réhabilitation de 9 infrastructures économiques (marchés, centres de services) ; la construction/réhabilitation et équipement de 15 hôpitaux régionaux et de district ; la construction/réhabilitation de 14 infrastructures d’éducation et de santé de base ».
C’est donc un projet qui vient à point nommé. « Immense est ce projet qui vient à point nommé. Le Chef de l’Etat a promis à maintes reprises que ce septennat sera pour les jeunes et les femmes. La BAD a cerné les problèmes de l’Extrême-Nord qui a subi pendant dix ans les affres de la secte boko haram qui ont laminé tout le tissu économique. La population, bien que jeune, courageuse et résiliente, n’attendait que cet appui, ce coup de pouce du gouvernement et pour repartir et rebondir de plus belle. Nous nous réjouissons de cette arrivée. Nous avons vu la déclinaison de toutes les problématiques adressées : éducation, la santé, l’avancée du désert …Nous pensons nous sommes contant que l’agent de l’exécution se trouve être le programme de reconstruction qui avait déjà pris la température et qui sait ce qu’il faut faire », se réjouit M. Midjiyawa Bakari, le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord.




