Pour cause faute d’autorisation de création et d’ouverture, le ministre des enseignements secondaires a à travers une décision fermé ces établissements scolaires à travers le pays.
Le Gouvernement Camerounais à travers le ministre des enseignements secondaires, Nolova LYONGA vient d’ordonner la fermeture d’au moins 171 établissements d’enseignement secondaires privés dans les dix régions du pays. Un arrêté signé depuis le 15 juillet 2024 exclut donc ces établissements secondaires sur le territoire national. Plus précisément, 10 établissements ont été fermés dans la région de l’Adamaoua, 46 dans le Centre, 5 à l’Est et 67 dans le littoral. La région de l’Extrême-Nord est la moins touchée avec seulement 1 établissement fermé. Les régions du Nord, du Nord-Ouest et du Sud ont respectivement fermé 5, 7 et 6 établissements tandis 12 écoles ont été fermés dans chacune des régions de l’Ouest et le Sud-Ouest.
En effet, cet arrêté fait suite au rapport de la Brigade nationale de contrôle des établissements privés d’enseignement secondaire. Il ressort de ce rapport que plusieurs ces établissements secondaires fonctionnaient jusqu’ici dans l’illégalité. Faute d’actes de création et d’ouverture, environnement inadapté à l’activité scolaire, ou encore le défaut d’acte d’extension pour les sections francophone, anglophone ou bilingue sont entre autres les motifs ayant conduit à la fermeture de tous établissements à travers le triangle national.
Cette mesure ministérielle, prise à la veille de la rentrée scolaire, a des répercussions significatives sur les parents et élèves inscrits dans ces établissements. En effet, ces derniers se retrouvent subitement confrontés à la nécessité de trouver des places disponibles dans d’autres écoles, une tâche qui s’annonce ardue compte tenu de l’urgence de la situation. Les parents, désemparés, doivent désormais faire face à cette nouvelle équation, tentant tant bien que mal de garantir une continuité éducative à leurs enfants dans des conditions loin d’être idéales.
Il est rappelé que cette décision de fermeture de ces établissements intervient non seulement à moins de deux mois de la rentrée scolaire 2024-2025, mais aussi au lendemain du choc dû au taux de réussite au baccalauréat extrêmement en baisse, soit 37,26 % contre 75,73 % l’an dernier.



