Le Ministère des Finances a réuni, ce jeudi 26 février 2026 dans la capitale régionale du Nord, l’ensemble des maillons de la chaîne de collecte des amendes forfaitaires. Objectif : verrouiller le système pour que chaque franc issu des infractions routières finisse réellement dans les caisses de l’État.
La salle des actes a servi de cadre, ce jeudi, à une session cruciale pour les finances publiques dans la région du Nord. Sous l’impulsion de l’Inspection Générale du Ministère des Finances (MINFI), un séminaire de renforcement des capacités a rassemblé les acteurs de la collecte, du reversement et de la comptabilisation des amendes liées à la circulation routière.
Présidée par Joseph Densou, Secrétaire général des services du Gouverneur (représentant le Gouverneur de la Région), la cérémonie d’ouverture a planté le décor : l’heure est à la rigueur. Le thème, sans équivoque « Renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de collecte, de reversement et de comptabilisation des recettes » traduit une volonté de mettre fin aux zones d’ombre qui entourent parfois la gestion des procès-verbaux sur nos axes routiers.
« La sécurisation des recettes issues des amendes participe directement à la crédibilité de l’action publique », a-t-il été rappelé durant les travaux.
Pour orchestrer cette mise à niveau, le MINFI a dépêché des inspecteurs principaux des Impôts et du Trésor. Ces experts ont passé au crible les mécanismes de gestion, de la main qui dresse le procès-verbal sur le bitume jusqu’au comptable qui inscrit la somme dans les registres officiels.
Les points clés abordés ont porté sur :
• La responsabilité juridique : Chaque intervenant est désormais face à ses obligations comptables et pénales.
• L’harmonisation des pratiques : Uniformiser les procédures pour éviter les interprétations fantaisistes des textes.
• Le contrôle interne : Renforcer la surveillance pour détecter les tentatives de détournement ou de non-reversement.
Dans une région comme le Nord, carrefour d’échanges et de transit, l’optimisation de ces recettes est un levier de développement non négligeable. Pour le Ministère des Finances, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de moderniser. En fluidifiant la chaîne de reversement, l’État s’assure une mobilisation accrue des ressources nécessaires au financement des infrastructures locales.
Ce séminaire de Garoua marque une étape décisive dans la «dynamique d’amélioration continue de la gouvernance financière» prônée par Yaoundé. Pour les usagers de la route, cela signifie une administration plus transparente ; pour les agents, une feuille de route plus stricte où la reddition des comptes n’est plus une option, mais une exigence absolue.




