Le projet de réduction des besoins humanitaires lancé dans 12 communes

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C’est l’objet d’un atelier qui a regroupé des acteurs multi-niveaux au cercle municipal de Maroua du 17 au 19 septembre 2024

« Ce projet arrive dans une période de situation humanitaire compliquée pour la Région parce que nous sommes face à une inondation catastrophique et dévastatrice. Et en tant qu’humanitaire, nous présentons toute solidarité et notre humanité envers les populations qui sont affectées. Nous allons travailler avec ces communautés sur l’identification des risques, sur les menaces mais également mettre en place des mécanismes à différents niveaux : communautaire, communale, départementale et même régional pour renforcer la capacité d’anticipation des chocs ». Cette explication est de M. Abdoulaye Imalan Boukary, Coordonnateur des urgences au Cameroun. C’était à l’occasion du lancement officiel du projet des besoins humanitaires dans l’Extrême-Nord qui a eu lieu au Cercle municipal de Maroua présidée par le représentant du Gouverneur de la Région M. Sidi Albert, Chef de la Division des affaires économiques, sociales et culturelles en présence de plusieurs représentants des administrations et Maires des Communes.

Ce projet financé par l’Union Européenne provient d’un consortium constitué des organisations des nations unies Food and Agricultural Organisation (FAO), Fond des Nations Unies pour les activités en matière de population (UNFPA), Action Contre la Faim et des partenaires relevant des organisations de la société civile nationale et des services techniques spécialisés. L’objectif est de réduire la vulnérabilité aux chocs récurrents des communautés rurales en particulier les femmes et les filles, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap par le renforcement de leur niveau de préparation et d’anticipation dans la dignité et la protection dans 12 communes de l’Extrême-Nord. Il s’agit des communes de Koza, Mora, Tokombéré (Mayo-Sava) ; Waza, Logone-Birni, Kousseri, Goulfey, Makary, Fotokol, Blangoua (Logone et Chari) ; Guéré et Gobo (Mayo-Danay).

Les actions pour réduire les besoins humanitaires s’appuient sur les mécanismes locaux existant notamment les communautés mais aussi, les comités qui seront mis en place au niveau de communes dont les capacités seront renforcées à travers plusieurs formations sur la connaissance des risques mais également aussi comment est-ce qu’on peut intégrer les risques dans la façon de travailler, sur l’anticipation des risques.

Par Odette MATIMA

 

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