Maurice TCHOUA
J’enseignais to
utes les matières scientifiques
Le tout premier responsable de l’actuel lycée de Guidiguis décrit le fonctionnement de cet établissement depuis sa genèse
En votre qualité de premier responsable du Collège d’Enseignement Sécondaire (CES) de Guidiguis créé (en 1982) qui est actuellement un lycée, dites-nous comment était le CES à sa genèse ?
Nous avons débuté dans l’enceinte de l’école publique en face du lamidat (L’actuelle École Publique de Guidiguis Groupe I Ndlr). Un hangar y a été construit pour abriter les premiers élèves. Un mécanisme de recrutement et sélection au Concours d’entrée en 6e a été mis sur pied et dans le respect des quota 50 élèves par classe a été mis sur pieds. Ce qui a permis de filtrer les meilleurs élèves. A cette époque, l’établissement comptait 55 élèves parmi lesquels 14 filles.
Quelles étaient les difficultés auxquelles vous étiez confronté ainsi que les élèves et comment surmontiez-vous ces difficultés ?
La première année n’était pas facile, car étant à deux avec mon épouse, j’enseignais toutes les matières scientifiques et elle, toutes les matières littéraires. Au début, le Sous inspecteur de l’enseignement primaire, TCHEF NDOSSOMA, nous a donné un coup de main en EC (Education Civique actuellement Education à la Citoyenneté et à la Morale Ndlr). Au départ, l’établissement comptait 55 élèves parmi lesquels 14 filles. Il n’avait pas de bibliothèque. Par le biais de leurs engagements, les professeurs cherchaient et trouvaient des documents de travail. Beaucoup peuvent le témoigner.
Et à partir de quelle année le siège CES est déporté de l’actuelle École publique de Guidiguis Groupe I pour le quartier Pitchoutonguel plus connu sous le vocable « Mandougoing » ?
Nous avons passé moins de deux ans sur place, car un BIP avait été octroyé par le Mineduc (Ministère de l’Education Nationale qui combinait le Ministère des Enseignements Secondaires et celui de l’Enseignement de Base, Ndlr) à l’époque pour la réalisation des salles de classe au site actuel. Le site a été choisi avec le concours du Lamido de l’époque, AHMADOU SADOU si je ne me trompe.
Combien d’année avez-vous passé à Guidiguis ?
J’ai passé 8 années à Guidiguis. J’avais même ma propre concession à moins de 100 mètres avant le collège. Dès mon affectation, j’ai laissé ma concession en location pour un an et après je l’ai vendue.
Maurice Tchoua fêtant ses 70 ans en décembre 2022


